- J-1 avant le prologue FIM de la 3e édition du bp Ultimate Rally-Raid Portugal. Les véhicules FIA entreront directement en scène après-demain dans la première étape en vertu du nouveau règlement 2026.
- Suite au passage de l’équipe d’ouverture, les kilométrages des cinq étapes entre Grândola et Loulé ont légèrement évolué : 2 201 km au total, pour 932 km de liaisons et 1 269 km de spéciales (58 %).
- À moto, le leader du provisoire Luciano Benavides (Red Bull KTM Factory Racing) et son coéquipier Daniel Sanders, le n°1 en titre, ne sont physiquement pas à 100 %. Ricky Brabec (Monster Energy Honda) digère encore sa défaite sur le Dakar, tandis que son coéquipier Tosha Schareina, vainqueur de la course en 2024, se dit « prêt ».
- En auto, Nasser Al Attiyah (The Dacia Sandriders) est venu pour gagner une nouvelle fois la course. Mais son coéquipier Lucas Moraes, le champion en titre, a remporté sa première victoire ici il y a six mois et compte bien doubler la mise. Une performance encore jamais réalisée ici.
- Tous les jours, rejoignez le direct une demi-heure avant le départ de la première moto. Le prologue FIM est à suivre demain en direct sur le Race Center dès 12h30.
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FIM : BENAVIDES SUR LES PLATEBANDES DE SCHAREINA ET SANDERS
Luciano Benavides a beau être le leader du championnat, le vainqueur du Dakar s’est présenté aujourd’hui aux vérifications sans avoir le statut de grand favori à la victoire sur la 2e manche du calendrier. Les statistiques de l’Argentin sur les deux précédentes éditions de la course se résument à une victoire de spéciale sur les 12 chronos disputés. Les deux vainqueurs à moto du bp Ultimate Rally-Raid Portugal, Tosha Schareina (Monster Energy Honda HRC) en 2024 et Daniel Sanders (Red Bull KTM Factory Racing) en 2025 en ont chacun 4 fois plus à leur actif. L’Espagnol et l’Australien sont surtout les deux seuls pilotes à avoir été leaders de la course. A l’occasion de 7 journées pour le pilote Honda, de 5 pour celui de KTM. Avantage Schareina… qui est aussi le seul motard à être monté systématiquement sur le podium portugais. Sur la plus haute marche d’abord, sur la 2e l’an passé à Lisbonne. Tosha et « Chucky » sont les plus en vue des feuilles statistiques.
DÉCLARATIONS FIM :
Luciano Benavides (Red Bull KTM Factory Racing) : « On n’a pas encore vu mon vrai visage ici » « Je me sens bien sur tous les terrains. Peut-être suis-je un peu moins à l’aise en ce moment sur les pistes sablonneuses à cause de mon genou gauche qui est touché. Là où je vis, il y a beaucoup de pistes, j’aime de type de terrain. L’an dernier, je n’étais pas dans le match avec Daniel (Sanders) et Tosha (Schareina) car mon pneu arrière était détruit après 100 km, et qu’ensuite je devais juste survivre. Mais avec le bon pneu cette année, je pense que mon rythme sera bon, je l’ai déjà démontré en Andalousie. On n’a pas encore vu mon vrai visage ici. Si les pistes sont glissantes mais sèches, ce sera vraiment bien. Si elles sont boueuses, alors j’aurais l’appréhension de devoir sortir la jambe. Comme je l’ai dit, je ne suis pas à 100 % physiquement, je me suis fait retirer un morceau de ménisque il y a un mois et je verrai plus tard pour le ligament. En tout cas, la victoire au Dakar m’a fait du bien mentalement. »
Tosha Schareina (Monster Energy Honda HRC) : « Je suis prêt » « Je pense que ceux qui n’apprécient pas le type de terrain ici ne le comprennent pas, car ils sont nés dans le désert alors que nous, les Européens, y prenons du plaisir. Rouler sur différents terrains est bon pour le championnat, c’est pour cela que c’est un championnat du monde. On attend aussi de la pluie. Je viens de l’enduro et du motocross, je suis habitué aux terrains glissants. J’ai beaucoup roulé en motocross depuis le Dakar, je suis prêt. »
Daniel Sanders (Red Bull KTM Factory Racing) : « Toujours rêvé d’un rallye entier sous la pluie » « Mon épaule va bien, mieux que je ne le pensais. La fracture était propre et l’opération en Australie s’est bien passée dès mon retour du Dakar, ce qui était important pour être d’attaque ici. J’ai dû passer quatre semaines éloigné de la moto et de l’entraînement à cause d’une déchirure musculaire à la jambe de 7 cm, qui s’est accentuée de jour en jour les deux derniers jours du Dakar, où je ne pouvais plus tenir la moto avec les bras. J’ai essayé de reprendre la moto quinze jours avant de venir en Europe et tout s’est bien passé. Mon physique n’est pas à 100 %, mais ce n’était déjà pas le cas au Dakar. C’est suffisant pour être ici, ce n’est pas du désert où il faut utiliser sa force, la vitesse de passage en courbe est le plus important. Cette édition va être différente car elle s’annonce plus humide. Cela va plus convenir aux pilotes qui viennent de l’enduro et qui apprécient les conditions glissantes. J’ai toujours rêvé de participer à un rallye entier sous de pluie. Ce ne sera peut-être pas le cas ici, mais j’ai réalisé mes meilleurs résultats en enduro sur le mouillé. Là où je vis le sol est glissant, je me débrouille bien sur cette surface, j’ai développé un sens du contrôle de l’adhérence, donc ça m’aide. Je pense que cela va être serré. On était trois gars à se battre ici l’an dernier au début avant d’Adrien ne chute. C’était serré, et on sait que faire la différence est difficile ici. » Ricky Brabec (Monster Energy Honda HRC) : « Là où je vis, il pleut une fois par an » « Je vais certainement penser aux 2 secondes qui m’ont manqué pour gagner le Dakar tout le reste de ma vie. Je vais devoir vivre avec. Après la Dakar, je n’avais plus envie de piloter une moto. La seule chose que je puisse faire maintenant, c’est essayer d’avoir un bon état d’esprit. La course ici n’est pas ma préférée. Je n’ai rien contre elle, mais ce n’est juste pas ma tasse de thé. C'est une chose à laquelle je ne suis pas habitué et où je dois progresser. Beaucoup de pilotes vivent autour d’ici et sont très rapides sur ces pistes, ce qui est cool. Mais à la maison, je n’ai pas ça, je n’ai que du désert ouvert, c’est là que je m’exprime. Au Portugal, les pistes sont glissantes et la météo annonce de la pluie les prochains jours. Là où je vis, il pleut une fois par an, donc cela va être des règles du jeu totalement différentes pour moi. Le championnat n’est pas là où je brille le plus. J’ai été 2e trois ou quatre fois je crois, je ne suis pas loin. Le calendrier propose différents types de terrains et c’est ce qui en fait un championnat du monde, donc je vais rouler avec mes capacités sans faire d’erreur stupide ou me blesser. Mais avec la pluie, cela peut me compliquer encore un peu plus la tâche. »
Ross Branch (Hero MotoSports) : « Pareil pour tout le monde » « Je suis remonté sur la moto il y a seulement quelques jours à cause de mon opération du poignet, cassé sur le Dakar. Mais je me sens bien. Ce n’est pas mon type de terrain de prédilection, je suis un gars du désert, mais c’est pareil pour tout le monde. Je pense qu’il va y avoir des endroits glissants, que cela va être intéressant à suivre et à regarder pour les spectateurs. On est de retour en Europe, où ils sont nombreux et où notre équipe a une base, donc c’est important pour nous de faire un bon résultat cette semaine. »
Neels Theric (Kove Factory Racing) : « J'ai poussé pour être là » « C’est la première fois que je participe au bp Ultimate Rally-Raid Portugal. J’ai remporté 3 étapes en Rally2 sur le Dakar et je suis rentré 4 fois dans le Top 10 au scratch. Kove a la volonté de s’impliquer sur le championnat prochainement, mais cette semaine c’est moi qui ai poussé pour être là pour faire évoluer la moto. C’est encore un prototype qui devrait être commercialisé d’ici un an. Je pense que sur ce type de terrain, l’écart entre notre moto et la concurrence sera moins important que dans le désert ouvert. » |
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